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Lila Geneix

crédit photo: Jeanne Tétreault

Lila Geneix est une chorégraphe et interprète française en danse contemporaine  basée à Tiohtià:ke/Montréal. Diplômée de l’UQAM (2020) et récipiendaire du prix David Kilburn (2022), elle développe une pratique chorégraphique féministe au croisement de l’art visuel, de la performance et de la danse. Artiste polyvalente, elle navigue entre différents contextes de création : du travail scénique traditionnel aux interventions in situ, en passant par les collaborations multidisciplinaires.

Depuis son arrivée au Québec, elle a collaboré notamment avec Sarah Dell’Ava, Emmanuel Jouthe, Katia-Marie Germain, Danièle Desnoyers, la compagnie Grand Poney, Tamara Cubas, et s’est impliquée dans l’archivage de plusieurs processus créatifs. 

Sa première création, Conjurer la (S)Cène (2022), s’inscrit dans un triptyque sur l’action de mettre la table. En 2024, elle cosigne l’œuvre d’art public Éc(h)o : passage du vivant à la station Panama du REM et poursuit ses recherches pour un nouveau projet scénique.

Conjurer la (S)Cène

Dénotant une nouvelle narration poétique de l’ultime souper du Christ, Conjurer la (S)Cène est une fresque dansée surréaliste prenant vie dans l’espace public ou dans un théâtre.

Dans un rituel contemplatif, deux femmes s’adonnent à un étrange décorum où se conjuguent ludisme et séduction. Du haut de leurs chaussures à talons, sur un terrain de jeu mobile, elles se jouent de l’étiquette dans un tableau mutant, hermétique ou les deux à la fois. Les corps sont traversés par une force invisible qui définit leurs rapports et leurs interactions. Le public est ainsi pris dans un manège d’apparat, voyeur de cette dernière (S)Cène.

crédit photo : Daphney Bradette

interprètes : Adèle Morissette et Alice Marroquin-Éthier

Abracadabra

Nouvelle recherche chorégraphique autour de constituants analogiques transposés de façon telle qu’émerge un nouveau lieu : le labyrinthe. Une fresque, voire un bas-relief exprimant la flexuosité entre deux illusions qui est maintenant nommé Abracadabra. Tout en lenteur, les interprètes traversent ce mirage, le sculptent et le forgent, afin de donner corps autrement à ce terrain de jeu. L’absurde des scènes qui en ressort questionne notre rapport anthropologique au rituel.

crédit photo : Luc Senecal

interprète : Alice Marroquin-Éthier